#Oppoa” : ces cinq lettres représentent le mouvement solidaire à la Jeunesse et signifient “On parle pas, on agit…”, accompagnées du fameux hashtag.
Il est important de souligner que ce message est adressé aux « citoyens du monde », mais particulièrement aux francophones car l’origine de ce concept a été ciblé principalement dans le Nord de la France et a vu le jour à Roubaix.
En somme, il permet par l’intermédiaire du hashtag d’être retrouvé facilement, d’être diffusé sur tous les types de réseaux sociaux dans le monde entier.
A fortiori, ce message incite particulièrement à parler peu, à tendre vers l’action positive et constructive que ce soit sur le plan relationnel, scolaire, sportif, professionnel, artistique, divertissement…

Attention, il est important de rappeler que cette expression peut-être utilisée dans les quartiers populaires de manière néfaste.
Par exemple, lors des regroupements des jeunes ou dans des situations à risque ou de danger (Bagarres, vols, etc.) où les jeunes s’influencent mutuellement.
Par conséquent, cette réflexion autour de ce mode de pensée est déjà ancrée chez les jeunes mais malheureusement souvent mal interprétée.
Puis j’ai pu remarqué à travers mon discours et mes expériences qu’on pouvait transformer cette expression à connotation négative, positivement.
Il y a donc un travail à réaliser à ce niveau (changer la donne), les professionnels investis dans ce mouvement portent une réflexion autour de cet axe : « Avant de chercher à changer l’Être, il faut d’abord travailler sur la notion de Bien-être ».

C’est pour cela qu’il y a un enjeu à utiliser à la fois cette expression, en tentant d’expliquer aux jeunes le sens réel de cette phrase. La finalité étant qu’à travers ce message, les jeunes puissent valoriser les éléments suivants : relation familiale, capacité à entreprendre, motivations, résilience, insertion, projets, qualifications, etc.
Cette réflexion a été mise en œuvre dans un premier temps sur le plan personnel et professionnel notamment auprès de jeunes dépendants de l’Aide Sociale à l’Enfance, la Protection Judiciaire de la Jeunesse, dans le milieu des séjours de ruptures, dans des institutions socio-médico- éducatives ainsi que dans le monde sportif et artistique. Or, des projets autour de ce concept ont aussi été mis en places.
Ce message se définit par cette volonté à “entreprendre”. Le moteur de ce mouvement est l’entraide, la solidarité, le partenariat, la fraternité… Tant de valeurs humaines auquel ce mouvement adhère.

Nous visons principalement la jeunesse, afin de tenter de lutter contre toutes sortes d’influences qui pourraient lui être néfastes. Cette jeunesse perdue qui ne sait plus en qui et / ou en quoi croire. Les maux de notre société actuelle touchent énormément ces jeunes qui n’arrivent plus à se projeter, qui se sentent abandonner, qui vivent dans la précarité, qui connaissent de plus en plus tôt le chômage, la discrimination, l’exclusion… Nous tentons de faire revivre chez ces derniers un sentiment d’appartenance à leur société ou tout du moins aux valeurs humaines que nous défendons.

Comme dirait l’artiste Kery James “Je veux que les jeunes relèvent la tête, on est pas condamné à l’échec”.
Cette stratégie de toucher les réseaux sociaux permet de sensibiliser un maximum de personnes, artistes, sportifs, entrepreneurs, professionnels…
Dans un premier temps, le but est de propager le hashtag “#Oppoa” afin de capter l’attention, la curiosité et la solidarité de tout un chacun, d’éveiller « l’humain » qui sommeille en chacun de nous, la finalité étant de lutter contre l’individualisme, l’indifférence…

Et cela notamment à travers des posts sur les différentes formes de réseaux sociaux (Site internet, Facebook, Instagram, etc.) liées à toutes formes d’actions positives, de démarches et d’actions constructives représentant l’entreprenariat, l’action d’entreprendre et la solidarité. L’AGIR étant bien plus important que les mots dans certaines situations. Si vous vous retrouvez éventuellement à travers notre discours, le mouvement #Oppoa propose par principe de solidarité de rajouter dans son identifiant “#Oppoa” afin de susciter la curiosité, la sensibilité de tout un chacun. De plus, on vous invite à utiliser si possible le hashtag solidaire #Oppoa des lorsque vous publiez ou apercevez une situation, un contexte, une action qui représente ce mouvement énuméré ci dessus. Le partage ici a une dimension de réciprocité… N’hésite pas à solliciter tes proches ainsi que ton entourage si vous trouvez ce projet pertinent. La particularité de cette démarche est de développer une chaîne de communication où nous donnons la possibilité à chacun d’être acteur(rice) et de passer le relais.
Pour ma part j’y crois fortement dur comme fer, si vous avez d’éventuelles questions, appréhensions, n’hésitez pas à me solliciter.
Dans un deuxième temps, les objectifs secondaires sont de créer et développer des actions, des événements, des rencontres, des interventions, des lieux de débats et de réflexions, afin de lutter contre la précarité, l’ignorance, les incarcérations excessives…

Nos actions ayant ici pour finalité de favoriser la démocratisation de la connaissance, l’entreprenariat et l’entraide envers les plus démunis tout en prenant en considération les disponibilités, les possibilités et les capacités de chacun. (à son échelle).
Dans un troisième temps, nous tentons de lutter contre le Handicap social :
« Lire », « Écrire », « Écouter »… par l’intermédiaire de Leitmotivs, citations, pictogrammes, photos, vidéos et reportages sur les réseaux sociaux (Facebook) et proposer aux jeunes le soutien scolaire avec la collaboration de nos partenaires, la mise en place d’ateliers facilitant l’insertion des personnes…
Surtout de faire comprendre aux plus jeunes que les trois fondements énumérés ci-dessus sont inéluctables pour vivre avec autrui, pour entreprendre, pout tout simplement évoluer dans sa vie et favoriser son développement personnel.

De plus, il est important de mettre en avant que suite à un bouleversement au niveau des financements et subventions en 2015, on observe énormément de structures sociales fermées leurs portes… Les équipes dans des structures d’aide sociale à l’enfance ou autre, sont de plus en plus restreintes bien que leurs locaux accueillent de plus en plus d’usagers. Les risques sont que les acteurs
rencontreront des difficultés dans la prise en charge et je vous laisse imaginer les conséquences.
Pourquoi les jeunes prennent le chemin de la délinquance ? Il existe peut-être une « phobie d’entreprendre » à travers ce constat ? Une peur de démarcher, on remarque notamment à ce jour une grande carence sur le plan scolaire, c’est à dire des difficultés rédactionnelles et à communiquer, un manque de connaissance et une certaine insouciance sur l’aspect déontologique. Par
exemple : Quand un jeune se présente pour une recherche de stage, il se présente face à son employeur en l’interpelant en survêtement et sans utiliser des formules de civilités : « Tu cherches pas un stage ! », à bon entendeur.

La responsabilité nous revient aussi à chaque adulte, nous devons selon moi chacun faire partager ces éléments rudimentaires de la vie quotidienne et ne pas s’arrêter à un acte déplacé. Les jeunes sont la société de demain ; « Si le savoir est une arme, donc partageons nos armes pour que chacun puisse vivre ou survivre pour certains cas et surtout l’aider à faire face aux aléas de la vie ».
Parlons maintenant de mon expérience professionnelle et des jeunes que j’ai pu rencontrer et qui sont dans une tendance, pour certain, que j’appellerai la « Procrastination ». Comme le souligne Jean-François DORTIER, la procrastination s’explique comme étant une tendance qu’à un individu à remettre systématiquement au lendemain des actions qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non. Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur n’arrive pas à se « mettre au travail », surtout cela ne lui procure pas de satisfaction immédiate. Ajouté à cela les difficultés sociales, familiales, financières de certaines familles ainsi que la discrimination sociale.

A fortiori, il est plus que nécessaire, en ce qui me concerne, en tant qu’éducateur spécialisé et jeune ayant grandi dans la ville de la plus pauvre de France de créer ce mouvement « #Oppoa » afin de sensibiliser les plus jeunes à emprunter le chemin de l’entreprenariat (Qu’est ce que « entreprendre » ?), de la mise en place d’un projet (de vie ou professionnel) et de tout mettre en œuvre afin qu’il se réalise. La personne peut compter sur ce mouvement afin de la conseiller via nos réseaux sociaux et de l’aiguiller au mieux dans ses démarches et ses recherches.
Un manquement auquel ne répond pas notre société car le besoin se fait ressentir de plus en plus mais rien n’est fait pour répondre à ce besoin. Ou tout du moins cela reste insuffisant.
Des actions sont mises en place telles que des temps d’échanges et de rencontres entre professionnels et citoyens, des temps de lectures, intervention dans les écoles, des visionnages de reportages, des participations à diverses actions, des débats…
Nous portons une réflexion sur la notion d’ « exemplarité », nous observons aussi un manque d’exemples de réussite dans les quartiers populaires.

 

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